Policier classique – Une poignée de seigle, d’Agatha Christie

Qui a tué le vieux Fortescue, que sa secrétaire Miss Grosvenor a trouvé mourant dans son bureau ? Sa trop jeune veuve, qui cache visiblement un secret ? Son fils aîné avec qui ce père autoritaire ne s’entendait guère ? Pourquoi a-t-on glissé dans la poche du mort une poignée de seigle et pourquoi le vieillard avait-il un jour trouvé sur sa table quatre merles ? Quelle revanche le fils cadet peut-il espérer, lui qui était absent au moment du drame, lui que son père avait expédié en Afrique pour mettre un terme à ses frasques ? Quel est le jeu de la vieille belle-sœur du mort, qui en recluse dans sa chambre et qui semble en savoir long ? Pourquoi la petite bonne est-elle assaillie par le remords ? Qui a osé l’étrangler et lui enfoncer un cintre à vêtements dans le nez ? Miss Marple est heureusement là pout répondre à toutes ces questions.

A Pocket full of rye, selon le titre original, est paru le 9 novembre 1953 – en version française en 1955 dans la mythique collection du Masque. C’est un schéma caractéristique de la Dame de Torquay que les lecteurs retrouvent ici : un homme est empoisonné, et autour de lui, les suspects ne manquent pas. Allons plus loin : chaque personne de l’entourage du défunt avait une bonne raison de vouloir l’envoyer à la rencontre (prématurée) de ses ancêtres. Son épouse Adèle, qui a un amant ; le fils aîné, Percival, qui était en désaccord avec son père pour tout ce qui touchait la marche des affaires, sans arriver à se faire entendre ; Jennifer, l’épouse de Percival, qui était présente au moment où son beau-père a ingéré le poison ; Elaine, la fille de la victime, qui entretenait une liaison avec un homme dont son père ne voulait pas pour elle ; Lancelot, le fils cadet, qui était ouvertement fâché avec son père. Bref, une atmosphère irrespirable dans une famille où chacun est susceptible d’être le meurtrier que la police recherche.

A nouveau, comme dans Un, deux, trois (publié en 1940), Agatha Christie s’inspire d’une ancienne comptine anglaise qui sert aussi au meurtrier dans l’expression de son mobile, d’où la poignée de seigle retrouvée dans la poche du mort.

Il n’existe qu’une seule adaptation télévisuelle de ce roman, en 1985, dans la série britannique Miss Marple de BBC One avec Joan Hickson.

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