Ecrire – Le roman policier – 5 signes que vous êtes prêt(e) à vous y mettre


Ecrire ? Quelle bonne idée, mais encore … Pourquoi ? Pour qui ? Comment s’y prendre ? Comment arriver à caser ce beau projet dans un agenda surbooké ? Mais surtout, quoi écrire ? La voilà, la première question à se poser ! Si votre réponse est la même que la mienne – « Des romans policiers, bien sûr ! » – alors, vous êtes au bon endroit.

Nous ne sommes pas tous faits du même bois : certains se rêvent écrivains depuis l’enfance, tandis que chez les autres, le désir d’écrire se révèle peu à peu, au fil des jours, des semaines ou des années, sans qu’ils en aient eu vraiment conscience. Et puis ? La beauté d’un poème ou d’une chanson, la flamme d’un pamphlet, la profondeur d’un essai, la charmante brièveté d’un nouvelle, ou encore la tension d’un thriller : tant de genres, comment s’y retrouver ? Ce qui est certain, c’est qu’il faudra que vous trouviez un sujet qui vous parle, sans vous laisser intimider par le talent des autres. En réalité, la nature de ce qu’on veut écrire est intimement liée à la seconde question : celle de la motivation.

Vous voulez devenir riche et célèbre ? Que le monde vous reconnaisse comme auteur ? Ou alors, vous n’avez que faire de tout ça : vous avez des choses à dire, une cause à défendre, un scandale à dénoncer, des consciences à réveiller … Vous voulez peut-être seulement laisser une trace de votre passage sur la terre, témoigner de votre parcours ou de celui de l’un de vos proches. Vous ne visez peut-être qu’à divertir vos semblables, à leur apporter un moment d’évasion vers une autre réalité, celle que vous allez forger de vos mains. On peut aussi piocher çà et là, et heureusement ! Quelle tristesse ce serait de devoir s’enfermer dans une seule case …

J’ai longtemps éludé la troisième question en affirmant fièrement que je n’écrivais que pour moi-même, pour le plaisir des mots, pour passer le temps, sans ambition particulière. Et rien qu’à l’idée qu’on puisse me lire, quelle angoisse ! Mais les illusions de ce genre n’ont qu’un temps : on écrit toujours pour quelqu’un, même si ce n’est que pour soi … au début ! Souffririez-vous comme moi du syndrome George MacFly ? Souvenez-vous de Retour vers le futur, ce film culte des années 80, et du père de Marty qui cachait les récits de science-fiction qu’il avait écrits parce qu’il ne pourrait pas supporter de se sentir rejeté.

Un jour, sans qu’on l’ait prévu, dans un moment de courage, d’inconscience ou un mélange des deux, on se lance et on livre sa production à un lecteur – et parfois, pas le lecteur qu’on avait rêvé d’avoir … Que va-t-il penser ? Que va-t-il dire ? Mais qu’espérait-on, au juste, de ce brave lecteur ? Qu’il soit submergé par l’émotion, remué jusqu’au fond de sa carcasse, amusé ou charmé par le style, enthousiasmé par les personnages, les lieux, l’ambiance, l’intrigue ? Bravo, maintenant que vous connaissez les effets de votre prose, idéale ou réelle, vous savez pour qui vous écrivez. Votre premier lecteur n’a pas apprécié votre travail ? Si sa critique est constructive, prenez-la, sinon : merci et au revoir ! N’en faites pas toute une histoire : on ne peut pas plaire à tout le monde.

Et maintenant, comment s’y prendre ? Nous reparlerons plus tard des techniques d’écriture, des trucs et astuces « classiques » ou éprouvés par d’autres avant vous. Concentrons-nous d’abord sur quelques bienfaisantes généralités. Déjà, il va falloir arrêter de gamberger avec les sottises du genre : « Je n’ai aucun talent » ou « Personne ne s’intéressera à ce que je fais ». Puisque vous connaissez votre « identité littéraire » (Dieu, que c’est ronflant !), testez-vous et demandez-vous à quel auteur de ce genre précis vous voudriez ressembler. Allez au fond des choses : qu’est-ce qui vous séduit chez lui/chez elle ? Le style ? L’atmosphère ? L’histoire ou le genre d’histoires, avec telle construction et tels protagonistes ? Une fois que vous aurez tiré le portrait de votre auteur préféré, vous aurez une vision plus claire de ce vers quoi il vous faudra tendre. C’est déjà pas mal !

Il reste un dernier constat, cruel et sans appel, celui du temps. Les journées n’ont que 24 heures. Nous devons tous nous accommoder de cette triste réalité. Trouver le temps d’écrire est une question d’organisation (Oh, la tarte à la crème !) Malheureusement, il n’existe aucune autre solution que de vous pencher sur votre agenda, avec fermeté mais bienveillance. Faites-vous confiance et revoyez l’ordre de vos priorités. N’y a-t-il pas chez vous – comme chez moi – l’un ou l’autre rituel hebdomadaire empoisonnant susceptible d’être déplacé, aménagé ou carrément supprimé ? Concertez-vous avec vos proches : peut-être espèrent-ils eux aussi un changement des habitudes. Ne vous découragez pas : lancez-vous, même si au début vous ne pouvez pas y consacrer tout le temps que vous auriez voulu. A force d’aller au charbon, on attrape une routine, au bon sens du terme, et tout devient plus facile.

Posons le diagnostic :

  • Vous savez ce que vous voulez écrire ? (et c’est un roman policier ?)
  • Vous avez cerné les raisons pour lesquelles vous voulez vous embarquer dans cette galère ?
  • A travers les effets que vous désirez produire, vous avez une idée du lecteur que vous voulez captiver ?
  • Vous avez dégrossi l’itinéraire en allant à l’essentiel – un modèle qui vous fasse « kiffer » ?
  • Vous avez résolu de bousculer un peu votre emploi du temps pour caser quelques moments pour écrire ?

Vous avez répondu par l’affirmative à toutes les questions ? Alors, au boulot !

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