Polar ésotérique – Da Vinci Code, de Dan Brown

Autant vous le dire tout de suite : écrire une chronique sur ce livre, c’est comme partir à la quête du Graal ! Un lecteur averti en vaut deux.

Le pitch : lors d’une visite à Paris, le professeur Robert Langdon est entraîné malgré lui dans l’enquête sur le meurtre du conservateur du Louvre, Jacques Saunière. D’entée de jeu, il y endosse le rôle – très peu enviable – du suspect principal. Avec l’aide de Sophie Neveu, une spécialiste en cryptologie et aussi la propre petite-fille du défunt, il va remonter la piste du meurtrier, une piste qui le mène sur les traces d’une société secrète, le Prieuré de Sion, dont Saunière était le dirigeant. Quelle est cette clé de voûte que paraissent convoiter les plus hautes instances de l’Eglise ? Quels rapports Jésus de Nazareth entretenait-il avec Marie Madeleine ? Quelle est donc la véritable nature du saint Graal évoqué par tant de textes qui semblent autant de légendes ? Et si la légende ne suffisait plus à cacher une réalité qui a pris chair ? Autant de questions auxquelles l’éminent universitaire américain devra répondre pour faire éclater la vérité … Mais au fait, cette vérité, une fois découverte, doit-elle être révélée à la face du monde ?

Harlan Coben a dit du Code qu’il était le livre idéal pour les passionnés d’histoire, les mordus du mystère et pour tous ceux qui aiment les grands récits que l’on ne parvient pas à lâcher. Il n’a pas tort : qu’on ait apprécié ou non les performances de Tom Hanks et d’Audrey Tautou, il serait vain et sans doute un peu hypocrite de nier une certaine fascination pour le sujet et pour l’action, traitée comme elle l’est, à la manière d’une épopée pleine de rebondissements. Des retournements de situation un peu rocambolesques parfois, mais bon …  

D’où vient cet intérêt, que certains lecteurs ont décrit comme un véritable envoûtement ? Dans Le Da Vinci Code expliqué à ses lecteurs (Editions du Seuil, 2006), Bernard Sesboüe dit que le Code trouve sa source dans cet habile mixage de roman et d’histoire, avec tout ce que le terme mixage peut avoir de médiatique et de culinaire. Il y a là tous les ingrédients d’un best-seller : une intrigue policière, une chasse au trésor, un rythme haletant et surtout une foule de références relevant de registres multiples et qui créent l’illusion sinon de la véracité, du moins de la vraisemblance. Dans ce plaisant contexte, les raccourcis que s’autorise Dan Brown pour apporter de l’eau à son moulin ne risquent guère de choquer, même un public averti, car force est de reconnaître que le résultat est plutôt réussi.

Mais pour ceux qui désirent sortir de l’illusion née du talent de l’auteur, il existe un certain nombre d’ouvrages de tous niveaux. Entre autres : Simon Cox, Le Code Da Vinci décrypté (Editions Le Pré aux clercs, 2004) ;  Dan Burstein, Les secrets du Code Da Vinci. Le guide non officiel des mystères du Code Da Vinci (City Editions, 2004) ; ou encore, avec une petite préférence pour son côté très (trop ?) complet, Jean Jacques Bedu, Les sources secrètes du Da Vinci Code (Editions du Rocher, 2005).

Le fait est que le Da Vinci Code provoque une indéniable stimulation intellectuelle qui, alliée à la fascination des thèmes qu’il aborde et au plaisir de lire, justifie ce qu’on peut sans exagérer qualifier de phénomène de société, même s’il s’essouffle un peu à force d’être sans arrêt repris, traité et réinterprété de toutes les manières possibles et imaginables. C’est vrai qu’ils sont rares, les romans qui à l’instar du Da Vinci Code, brassent autant d’idées, toutes plus vastes et complexes les unes que les autres … Un peu trop d’idées en fait ! Mais on peut aussi retenir l’intéressante unité de temps (tout est bouclé en 24 heures), ainsi que la quête de sens et le parcours initiatique qui rapprochent le Code d’une autre série à succès, la célébrissime saga de Harry Potter. Le Code, c’est également un clin d’œil à notre civilisation, saturée de symboles et qui a fait face, au tournant de l’an 2000 et dans les années qui ont suivi, à une vague de millénarisme qui a déferlé et déchaîné les passions, comme les légendes du Graal au fil des siècles.

Mais halte là, les prises de tête ! Le décryptage façon poupées russes, c’est très bien … Mais le Da Vinci Code, c’est avant tout un roman, créé pour divertir le lecteur et lui permettre d’échapper, pour quelques heures, à la monotonie du quotidien.

Et puisqu’il semble bien que le Code est LE livre qu’il faut avoir lu, voici de quoi vous fournir très vite :

Et pour aller plus loin :

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