Polar historique – Relique, de Scott Mariani

C’est le hasard qui a tout fait… Si Ben Hope était en Italie ce jour-là, c’était pour proposer de l’emploi à un de ses anciens instructeurs militaires, reconverti en agriculteur bio. Mais s’il s’est trouvé ensuite dans ce musée, c’est par la grâce d’un petit garçon accouru brusquement au bord de la chaussée. En ramenant l’enfant à sa mère, Hope se laisse tenter par la visite d’une exposition exceptionnelle à laquelle la mère et l’enfant sont conviés avec plusieurs autres invités prestigieux. Mais personne n’aurait pu se douter que cet événement culturel distingué tournerait à la tuerie à l’issue d’un sanglant braquage.  Parmi les victimes, Donatella et son fils… Mais Hope, tout secoué qu’il soit par ces ceux décès brutaux et injustes, n’en reste pas moins un homme d’action, habitué à la gestion des crises. Et il a remarqué une chose étrange : les braqueurs – des types particulièrement violents – n’en avaient qu’après une seule œuvre exposée, un dessin signé Goya. Ce n’était pas ce qui a le plus de valeur… Alors pourquoi l’avoir choisie ? En cherchant la réponse à cette question, Ben Hope se retrouve au cœur d’une machination impliquant non seulement la mafia russe mais aussi tout un réseau criminel international et les services secrets britanniques. S’il veut sauver sa peau, l’ancien soldat d’élite doit absolument percer le secret qui entoure le Goya… Et si c’était la clef d’une énigme historique conduisant à une relique inestimable ? La course contre la montre a commencé.

J’espère pour vous que vous aimez ce genre-là car, si comme moi vous avez saisi ce roman, au détour d’une étagère de librairie ou de bibliothèque, en étant séduit(e) par le titre et le visuel de couverture, vous avez en réalité mis la main sur un chef-d’œuvre de badasserie. Eh oui ! Que tous les Cotton Malone et autres Greyson Pierce aillent se rhabiller, car voici Ben – Benedict – Hope ! Le seul, le vrai, l’unique ! Un curriculum vitae tracé en deux coups de cuillère à pot en début d’histoire, mais qui s’étoffe un peu ensuite… Un ancien instructeur qui ressemble à Hannibal Smith… Une petite amie laissée en Grande-Bretagne et qui cache un secret ridicule… Et surtout la belle et tenace Darcey Kane, agent surdouée des services spéciaux, arrivée au cœur de l’action, d’abord pour arrêter le beau Ben, mais qui a tôt fait de tourner casaque pour venir en aide à l’ancien militaire injustement accusé de meurtre.  Intéressante, cette Darcey, surtout quand on sait qu’elle est dotée d’une mémoire eidétique  (Comme c’est curieux ! Cela me rappelle vaguement quelque chose, ou quelqu’un, mais qui ?)

Avec une introduction pareille, on pourrait penser que ce roman, pourtant bien coté, ne m’a pas plu… Mais si, en fait, car il est très divertissant, agréable à lire, sans prise de tête, avec des méchants qui sont de vrais gros méchants – mention spéciale pour Gourko, le Russe que j’avais d’abord pris pour un boss de fin de niveau alors qu’il a l’étoffe d’un boss de fin de jeu. Les rebondissements sont nombreux – très nombreux mais pas trop nombreux – et le niveau de testostérone est à son maximum. Aucun temps mort, et c’est tant mieux ! Il faut reconnaître qu’en dépit d’un contexte de violence manifeste et d’action héroïque attendue, les retournements de situation sont difficilement prévisibles, ce qui est un très bon point. Le personnage principal est un type attachant et astucieux, qui ne mise pas tout sur la force physique. Malheureusement, les autres intervenants tiennent un peu – beaucoup ? – du prête-nom : ils endossent des rôles sans profondeur et quand l’un ou l’autre est tué, on n’est même pas désolé… Dommage, car j’avoue avoir un petit faible pour les seconds rôles qui en ont sous le capot.

Une grosse déception, cependant : l’énigme historique qui sert de prétexte à cette histoire n’est que cela, un prétexte déballé en vingt pages, vite fait mal fait, vers la fin du livre. Avec un titre pareil – Relique en français, The lost Relic en anglais – c’était prometteur, mais hélas la promesse n’est pas tenue. « Ils sont prêts à tout pour résoudre l’énigme », annonce l’alléchant sous-titre… Sauf que l’énigme tient davantage du pétard mouillé que du feu d’artifice attendu. Sans trop dévoiler de quoi il en retourne, je dirais simplement que les malheureux qui s’agitent entre ces pages et s’entre-tuent joyeusement ont passé leur temps à courir derrière un trésor dont ils ne verront jamais le plus petit détail – un trésor légendaire destiné à le rester…. Pfff ! Tout ça pour ça… Un peu court, quand même.

Pour ne pas changer avec mes bonnes habitudes, Relique est le 5e roman de Scott Mariani – et certainement le 5e volume d’une série Ben Hope… Et après ça, je m’étonne encore de cette impression persistante de tomber là comme un cheveu dans la soupe.

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