Yoko Tsuno, La proie et l’ombre… Enquêtes et mystères dans les bandes dessinées

Yoko Tsuno, une série éponyme de son héroïne, ingénieure électronicienne, aventurière et détective, fut présentée au public pour la première fois en 1970. Son auteur le Belge Roger Leloup, qui est  né à Verviers en 1933, signe les dessins et les textes – avec quand même une collaboration avec Maurice Tillieux. Secondée par ses amis Vic Vidéo et Pol Pitron, qu’elle a très vite supplantés dans le cœur des lecteurs, la belle Yoko, qui est l’un des premiers héros féminins de la bande dessinée, enchaîne les aventures extraordinaires – des aventures marquées du sceau de la précision du trait de crayon et du background au petit point.

En vacances en Ecosse, Yoko et Pol rencontrent une mystérieuse famille dont la fille, Cécilia, semble très perturbée : elle prétend voir le fantôme de sa mère Lady Mary morte dans la folie plusieurs années auparavant. Ces événements, anciens et présents, correspondent à une prophétie lancée quinze ans plus tôt par le sorcier Mac Nab, amoureux éconduit de Lady Mary, selon laquelle Cécilia doit mourir avant sa majorité. Vic ayant rejoint ses amis, le trio travaille à élucider cette ténébreuse histoire et à sauver Cécilia du destin tragique qui paraît lui être promis.

Publié dans le journal Spirou entre avril et septembre 1981 puis en album l’année suivante, cette aventure de la belle électronicienne japonaise et de ses amis se déroule en Ecosse, dans un château imaginaire, Loch Castle, inspiré d’un lieu réel, le château de Glamis, bâti entre le 15e et le 17e siècle, et maison héréditaire de la famille Bowes-Lyon (la famille de Queen Mum, la mère d’Elisabeth II). Pour créer cette intrigue captivante, Roger Leloup a puisé dans sa fascination pour le fantastique, et notamment dans son goût pour Jean Ray et Edgar Allan Poe. La proie et l’ombre est en effet le seul album qui fait directement référence au surnaturel – même si l’explication finale est on ne peut plus rationnelle et bien dans la ligne plus habituelle de Leloup.

Un château et un fantôme… Que la fête commence !

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