Polar classique – Code Lupin, de Michel Bussi

L’aiguille creuse d’Etretat, les tours blanches de l’abbaye de Jumièges, le vieux phare de Tancarville, le tombeau de Rollon sous les ruines de Thibermesnil, la valleuse déserte de Parfonval, les îles englouties de la Seine, les marées d’équinoxe de la Barre-y-va… Autant de lieux mystérieux dont les énigmes sont percées par Arsène Lupin, dans de fascinantes chasses aux trésors, au cœur du triangle d’or, le fameux triangle cauchois, imaginé par Maurice Leblanc. Imaginé ? Est-ce si sûr ? Et si les aventures d’Arsène Lupin dissimulaient un code ? Un sens secret ? La clé d’un trésor normand, bien réel celui-là ? Le professeur Roland Bergton en est convaincu. Il dispose d’une journée pour élucider l’énigme, avec pour seuls indices une pièce d’or trouvée sous les falaises, une nouvelle inachevée de Maurice Leblanc et l’aide de Paloma, une jeune étudiante en histoire, aussi brillante que séduisante.

Un Da Vinci Code normand, une invitation au voyage et aussi un jeu de piste à la recherche d’un trésor, dans les pas d’Arsène Lupin, voilà ce que promet cet opus de Michel Bussi, l’un des auteurs de romans policiers les plus lus et les plus primés en France, auteur d’Un avion sans elle et de Nymphéas noirs, spécialiste des romans page-turner sans surenchère macabre, à l’exacte intersection des romans policiers populaires français et des romans à suspense américains.

Promesse tenue ? Oui, mais si et seulement si vous êtes un(e) inconditionnel(le) des romans de Maurice Leblanc. En ce temps de confinement, si vous possédez une liseuse, c’est peut-être le moment de vous y mettre, puisque tous les titres du père d’Arsène Lupin sont disponibles gratuitement en version numérique. Et si vous ne faites pas partie de ce cénacle des fans tout terrain du gentleman cambrioleur ? Alors, il y a fort à parier que vous allez vous ennuyer ferme à la lecture de ce roman dans lequel il ne se passe pas grand-chose. Les dix premières pages sont accrochantes à un point inimaginable… et pour les suivantes, il vaut mieux s’accrocher ! C’est plutôt atypique, comme roman, et le mot est faible… En résumé, c’est la tournée normande des grands-ducs avec beaucoup de bla-bla et quelques regards appuyés du professeur sur l’étudiante, et réciproquement (sans aucun petit début de « consommation »).  C’est mon premier Bussi et je suis une fan de l’univers de Leblanc, donc je ne suis pas particulièrement objective en disant que c’est plutôt pas mal et que j’admire la fascination que Maurice Leblanc continue d’exercer sur les auteurs d’aujourd’hui. Les maîtres restent les maîtres, quoi qu’on en dise, et j’avoue humblement que j’aimerais inspirer une telle passion à un autre écrivain dans 100 ans. Mais à lire les réactions des autres lecteurs, dont des fans de Bussi, je me rends compte que l’auteur  déploie ici un talent nettement en-deçà de ce qu’espérait son lectorat qui se sent trahi. Un coup dans l’eau ? Ou alors un ouvrage écrit par Bussi «pour se faire plaisir» (ça arrive aussi) et tant pis si ça ne plaît pas plus que ça ? C’est difficile à dire…

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