Polar classique – Machinations infernales, de Caroline Graham

Dennis Brinkley est un parfait gentleman, conseiller financier d’une scrupuleuse honnêteté, efficace, réservé, aimable. Il a cependant une singulière marotte : il collectionne chez lui, grandeur nature, les machines de guerre d’un lointain passé. Quand on le retrouve un soir la tête fracassée par un boulet de catapulte géante, on conclut naturellement à un fâcheux accident. Un accident ? Non, pas pour certains. C’est ainsi que Benny Frayle, l’unique amie du défunt, tente en vain de persuader l’inspecteur Barnaby d’ouvrir une enquête car, elle en est certaine : Dennis a bel et bien été assassiné. Mais rien n’y fait, jusqu’à ce qu’une médium spirite, au cours d’une séance mouvementée, décrive la scène du meurtre avec une précision troublante et promette de révéler bientôt le nom du meurtrier. Mais la malheureuse n’en aura pas le temps : elle meurt empoisonnée quelques jours plus tard. Barnaby n’a d’autre choix désormais que de constater le lien mystérieux qui unit les deux affaires et de partir en quête du coupable en compagnie de son inséparable sergent Troy.

Voilà une histoire qui gagne à être lue, notamment par tous les fans de l’inspecteur chef Barnaby. Une histoire qui n’a jamais été portée à l’écran, mais qui ne fait entrer en scène les inspecteurs qu’à la moitié de son volume – et un bon volume ! Impatients allergiques aux mises en place scrupuleuses, s’abstenir ! Mais pour tous les autres, dont je suis, préparez-vous à vous pourlécher… Tout ce qu’on aime… Un vrai morceau de bravoure ! Vraiment, ça, c’est du décor… L’intrigue fourmille de faux-semblants, de demi-vérités, et l’ambiance feutrée so british y est pour beaucoup dans le charme qui se dégage de l’ensemble. Le rythme est particulier, l’écriture subtile, les personnages convaincants, les mobiles solides et le suspense préservé jusqu’au bout. Pas de fausse piste grossière dans ce roman policier tout en nuances. Et à la fin, magie ! Tous les détails soigneusement exposés trouvent leur place et éclairent le tableau. Du grand art !

Une question demeure – que peut-être les autres nombreux fans de Barnaby pourront m’aider à résoudre : reste-t-il encore quelqu’un de vivant à Causton et dans les environs des charmants Midsomers ?

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