Polar classique – Un jour tu verras…, de Mary Higgins Clark

Meghan n’en croit pas ses yeux : là, dans ce service d’urgences hospitalières, la jeune fille qu’on vient d’amener, victime d’une grave agression, lui ressemble trait pour trait, comme une jumelle. Mais ce n’est là que la première des énigmes que la jeune femme, avocate reconvertie dans le journalisme, va devoir affronter. Un père disparu dans un mystérieux accident… Une clinique spécialisée dans la fécondation in vitro et l’élaboration de clones humains… L’ombre d’un serial killer…

Les Mary Higgins Clark se suivent et ne se ressemblent pas. Confinement oblige, j’ai ressorti tout ce que je n’avais pas encore lu, tout ce que j’avais dit que je relirais et tout ce à quoi je ne pensais même plus. Je crois que je ne suis pas la seule à m’être replongée dans des tas de trucs qui moisissaient depuis si longtemps chez moi que j’en avais oublié jusqu’à l’existence. Bref, si j’ai adoré Dans la rue où vit celle que j’aime, qui avait un délicieux petit parfum de cold case qui transcendait la trame habituelle des romans de la grande Dame, ce roman-ci s’apparente au pire du pire des cauchemars des lectures scolaires… Vous souvenez-vous de ce bouquin si rasoir que vous avez découpé en autant de morceaux que de jours vous séparant de l’interrogation en classe ? Eh bien, vous êtes en plein dans mon quotidien de lectrice pour Un jour, tu verras… Et pourtant, j’étais boostée à bloc, vraiment heureuse de me replonger dans l’histoire d’une énième héroïne typique de Mary Higgins Clark – taillée sur le canevas des autres : jeune, belle, intelligente, courageuse, en quête de vérité, entourée d’amis ou d’une famille aimante, menacée par un détraqué qui la guette et heureusement courtisée par un beau gars bien sous tous rapports qui finit par la sauver. Mais là, je ne marche pas : ce truc portnawak de jumelle qui lui ressemble trait pour trait, c’est trop ! D’accord, il y a un décor bien planté qui crée un doute qui ne survit malheureusement pas aux cent premières pages : une clinique spécialisée dans la fécondation in vitro, un membre de l’équipe médicale qui exerce sans diplôme et qui se prête à des malversations, des erreurs qui n’en sont pas et qui pourraient déboucher sur des drames humains (mais non, finalement). Et à l’arrivée, quelle déception ! Rien de tout ce que le lecteur peut supputer n’est avéré, en fin de compte. Un gros pétard mouillé ! Même le détraqué a l’air d’un fake. Je n’aime pas dire cela, mais ce roman ressemble à une production alimentaire.

Rassurez-vous : ce n’est pas une mauvaise pioche qui me découragera de tenter à nouveau ma chance avec la Dame. Après tout, elle a quand même cherché à renouveler ses bases en s’associant avec d’autres auteurs et ça, c’est vraiment une démarche qui me plaît : constructive, positive, inspirante… Au prochain titre énigmatique, alors, dans l’espoir que la montagne n’accouchera pas cette fois d’une souris !

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