Polar historique – L’énigme de la momie blonde, d’Elizabeth Peters

Le Caire, 1903. Les Emerson vont-ils pouvoir pratiquer tranquillement leurs fouilles archéologiques ? Rien de moins sûr…  Pour commencer, un message sibyllin enjoint à Emerson de ne pas s’approcher de la tombe 20-A. Mais où cette tombe est-elle située exactement ? Existe-t-elle-même ? D’autres contretemps viennent perturber le début du travail. Un vieil ami, séjournant au Caire, semble être tombé sous la coupe d’une spirite, au grand désespoir de sa femme… Un colonel américain, qui a servi pendant la Guerre de Sécession et dont les épouses sont mortes dans des circonstances assez troubles, s’enquiert auprès d’Emerson d’un éventuel garde du corps pour sa fille Dolly, apparemment menacée d’on ne sait trop quel danger… Cette même Dolly s’amourache de Ramsès, le fils des Emerson, devenu un séduisant jeune homme… Et pour couronner le tout, le célèbre couple d’archéologues découvre une momie pour le moins étrange. Ce n’est qu’après avoir élucidé bien des énigmes que les Emerson pourront poursuivre leurs fouilles.

Alerte au coup de foudre ! Evidemment, une quatrième de couverture qui commence ainsi aurait dû me mettre la puce à l’oreille, mais l’amour est comme cela : on ne peut rien là contre, comme on dit par chez moi. Cette Enigme de la momie blonde est seulement le 9e roman (j’ai fait bien pire…) de la série des aventures d’Amelia Peabody, archéologue et femme de tête, mariée au séduisant et charismatique Professeur Radcliffe Emerson, archéologue comme elle, et mère du jeune et prometteur Walter, dit Ramsès (évidemment, dans une famille qui ne jure que par l’égyptologie, le petit nom du gamin ne peut pas être « Mon chéri », « Mon petit cœur » ou « Mon chacha »…) A cette famille s’adjoint David, petit-fils du majordome égyptien de la famille Emerson, et Nefret Forth, une jeune héritière qui a vécu toute sa jeunesse dans un oasis perdu au cœur du désert (une aventure antérieure de Peabody et Emerson, vous l’aurez compris !)

Oops, I did it again ! Mais oui, c’est la triste vérité : me revoilà en train d’attaquer une série par un autre opus que le premier ! Cela tend à devenir une habitude, encore renforcée par ces sacrées mesures Covid qui me font cavaler dans les rayons de la  bibliothèque sans prendre le temps de respirer, mais sans tourner au tragique toutefois, car l’auteur a un talent tout à fait consommé des résumés qui donnent l’eau à la bouche et vous plongent in media res sans difficulté. Juste un souci, qui n’en est pas un : l’envie de m’enfiler les 8 premiers au plus vite !

L’auteur, Elizabeth Peters, de son vrai nom Barbara Metz, décédée en 2013, a été plusieurs fois primée pour son œuvre, notamment cette série Amelia Peabody, dont l’ambition est de recourir au mode d’expression le plus populaire, le roman policier, pour faire découvrir le monde fascinant de l’égyptologie au tournant du 20e siècle. Un pari tenu, décliné en 19 aventures, dont 16 seulement traduites en français. La série suit plus spécialement Amelia, depuis ses débuts dans le monde de l’égyptologie, à une époque où elle était encore célibataire. Un ouvrage, sorti en 2003 et signé par Elizabeth Peters et Kristen Whitbread, est d’ailleurs consacré à l’univers dans lequel se meut cette héroïne hors du commun : Amelia Peabody’s Egypt : A Compendium.

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