Polar historique – La Déesse Hippopotame, d’Elizabeth Peters

Quoi de plus propre à piquer la curiosité d’Amelia Peabody, l’archéologue, et de son mari Emerson, que la rencontre d’un homme masqué qui leur offre de les conduire à la tombe perdue de la reine Tetisheri. Mais le mystérieux visiteur disparaît avant d’avoir révélé son secret. Aussitôt, voilà les Emerson-Peabody, accompagnés de leur fils Ramsès et de leur pupille Nefret, sans oublier Miss Marmaduke, la gouvernante, naviguant vers Thèbes pour trouver la tombe de Tetisheri. Celle-ci leur réserve quelques surprises de taille. Quant à la Déesse Hippopotame dont parle une ancienne légende qu’Amelia était justement occupée à traduire, son influence sera-t-elle bénéfique ? Rien n’est moins sûr.

C’est à nouveau un cocktail explosif, incomparable et très réussi : le mystère, l’Egypte, les secrets enfouis, l’Histoire avec un grand H et toutes les histoires qui déferlent sur ce couple pas ordinaire que forment Amelia Peabody et son mari Radcliffe Emerson… Et avec ça une bonne dose d’humour anglais  et d’impertinence, puisque dans cette famille aux marges de la société bien pensante du début du 20e siècle, les conventions sociales sont des plus élastiques, et tant mieux !

Mention spéciale pour cet opus qui voit les débuts d’un personnage particulièrement attachant, le jeune David, qui va petit à petit faire sa place au sein du clan Emerson jusqu’à devenir incontournable. David, c’est Ramsès – le petit nom de Walter, fils d’Amelia et de Radcliffe, qui porte un  surnom idéal pour la progéniture de deux égyptologues – en plus sage, en plus renfermé, en moins spectaculaire… En plus profond aussi. Dès son entrée en scène, il sert de révélateur à des aspects du caractère de Ramsès dont même les lecteurs les plus avertis ne soupçonnaient pas l’existence. Deux frères, les deux faces d’une même pièce… La création d’un tel protagoniste est un exercice dangereux pour un auteur, mais Elizabeth Peters parvient à tirer son épingle du jeu avec tout le talent qui la caractérise. Car il en faut de la maîtrise pour jongler avec tout ce qu’une tombe sacrée, perdue depuis des millénaires, peut avoir d’attrayant pour les scientifiques de tout poil – ceux qui ne dérogent jamais à leurs principes et la vaste piétaille des autres qui rêvent de notoriété – pour les journalistes toujours à l’affut du dernier scoop dans un monde qui se passionne pour la découverte des civilisations anciennes, et aussi et surtout pour tout un petit monde de voleurs et receleurs qui gravite depuis toujours autour de la Vallée des Rois.

Vous ne connaissez pas cette série policière historique, qui mêle avec bonheur l’égyptologie à des mystères délicieusement alambiqués ? Il est grand temps de faire connaissance…

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