Polar historique – Les aventuriers de l’oasis perdue, d’Elizabeth Peters

Pour le clan Emerson-Peabody, il n’y a ni vacances, ni week-end ! Et pourtant, cela leur ferait le plus grand bien. Amelia, son cher Radcliffe, et leurs enfants Ramsès et Nefret passent un été paisible dans le Kent, lorsque se présente un visiteur inattendu : Merasen, qui prétend être le frère cadet de leur ami Tarek, prince de la mystérieuse Cité de la Montagne sainte, nichée au sein d’une oasis perdue du Soudan où survit l’antique civilisation nubienne – une oasis où Nefret, fille d’un haut fonctionnaire britannique en mission, est née et a vécu jusqu’à ses treize ans. Selon Merasen, le fils unique de Tarek serait atteint d’une maladie étrange que personne ne semble capable de guérir. Les Emerson n’hésitent pas à se mettre aussitôt en route, malgré les dangers liés à une telle expédition. Après bien des difficultés, ils atteignent enfin leur but, une ville-forteresse qui est le dernier bastion d’un monde perdu. Ils sont reçus avec tous les honneurs – c’est leur seconde visite, la première s’étant terminée par le glorieux avènement du prince Tarek – mais ils sont néanmoins maintenus sous bonne garde, comme des prisonniers et pour cause : un usurpateur s’est emparé du trône de Tarek, qui s’est replié dans les montagnes avec ses partisans en attendant le moment propice pour passer à l’attaque et se rétablir au pouvoir, en admettant, bien sûr, que ce moment puisse arriver… Pire encore : si on a attiré les Emerson dans ce piège, c’est pour restaurer Nefret dans ses anciennes fonctions de Grande Prêtresse d’Isis et pour s’assurer ainsi  le soutien du peuple. Il faut réagir au plus vite, car la jeune femme bouleversée par ce retour aux sources semble avoir oublié sa famille adoptive pour se laisser posséder par la déesse.

Polar historique, c’est vite dit ! Je dirais plutôt roman d’aventures à la Indiana Jones, quelques années avant le déclenchement de la Première guerre mondiale. Bon, d’accord : il y a quand même une énigme à résoudre. En gros : lequel parmi les dignitaires demeurés auprès de l’usurpateur a le plus d’intérêt à s’emparer de Nefret et à s’assurer le soutien populaire en forçant les Emerson à paraître approuver ses manœuvres, quand elles se feront jour ? Bref, qui est le véritable ennemi du prince Tarek qu’il faut à tout prix rejoindre dans les montagnes où il s’est réfugié ? En dehors de cela, c’est un festival de tribulations en tous genres, des plus plaisantes aux plus dangereuses en passant par quelques épisodes cocasses. Le tout est haut en couleurs et terriblement distrayant. L’auteur nous fait l’offrande d’une brique – une de plus dans cette série – mais le nombre de pages n’est pas un souci, en aucun cas ! Les personnages sont toujours aussi attachants – et les petites affaires privées de certains d’entre eux avancent d’un pas régulier et réjouissant – et l’équipe constituée de tempéraments volcaniques mais complémentaires fonctionne toujours aussi bien.

Un style surprenant, une intrigue qui accroche et dépayse malgré des ficelles parfois un peu grosses (et même improbables)… Que du bonheur !

Un commentaire sur “Polar historique – Les aventuriers de l’oasis perdue, d’Elizabeth Peters

Ajouter un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :