Polar historique – Le retour de Séthos, d’Elizabeth Peters

C’est l’automne, en 1915. La guerre fait rage en Europe. Les Emerson décident de partir quand même en Egypte pour une nouvelle saison de fouilles archéologiques. Mais ils sont à peine arrivés au Caire que Ramsès est victime d’une agression. Peu de temps après, Ramsès et Nefret, qui sont de passage à Louxor, découvrent, stupéfaits, que Séthos, le demi-frère d’Emerson, l’oncle de Ramsès, n’est pas mort comme on le croyait. Mieux : il aurait même repris ses anciennes activités avec une vigueur renouvelée. Mais pourtant, il semble bien qu’un usurpateur veuille se faire passer pour Séthos, dans l’espoir de le supplanter dans le commerce des antiquités volées. Le plus ennuyeux, c’est que cet ennemi inconnu a découvert une tombe d’une valeur inestimable, dont il est seul à connaître l’emplacement… Qui est-il ? Que veut-il exactement ? Autant de questions, comme autant de défis à la hauteur de la sagacité d’Amelia l’intrépide !

C’est avec une petite larme à l’œil que j’évoque l’avant-dernier opus des aventures d’Amelia et Emerson, les inséparables archéologues détectives amateurs, qui étaient disponibles en bibliothèque (une collection impossible à acheter, puisque ces petits bijoux ne sont plus édités et que tous les tirages sont épuisés…). Mais je ne vais pas à nouveau m’étendre sur ce sujet qui me désole… Je vais me concentrer sur ce qui me réjouit : l’intrigue débordante de rebondissements en tous genres ! Voilà une fresque qui prend forme, touche par touche, avec une subtilité plus marquée qu’à l’ordinaire. Ce n’est pas qu’Elizabeth Peters manque de délicatesse, mais en règle générale, le tour franchement « roman d’aventures » est très marqué, et tant pis si de l’extérieur, cela donne un peu l’impression d’un ouragan. Dans ce Retour de Séthos, les choses sont plus posées, plus inquiétantes, plus progressives… plus réussies, en fait !

Et que dire de ce personnage de Séthos ! Un peu caricatural au début, au moment où il apparaît pour la première fois, mais si intense et si intéressant à présent ! Quel bonheur qu’il ait définitivement renoncé à conquérir l’amour d’Amelia, pour se contenter de son amitié…  Voilà qui permet d’approfondir encore les relations familiales : Séthos et Emerson, Séthos et Ramsès, entre l’affection et la compétition.

Petit point faible : la multiplication des personnages – forcément, la famille s’agrandit –  fait qu’on se perd parfois un peu d’un roman à l’autre, mais heureusement l’auteur pourvoit au début de chaque volume à résumer un peu tout cela. C’est vraiment précieux quand, comme moi, on n’a pas tous les volumes sous la main. Allez, c’est décidé : je vais m’attaquer à cette série que j’adore dans sa version originale ! Tout bénéfice pour ma fille de 15 ans que je pourrai épauler dans ses cours d’anglais. Promis : je vous donne très vite de mes nouvelles ! Vais-je survivre à ces orgies d’anglais ? Qui vivra verra !

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