Histoire – La saga des favorites, de Jean des Cars

On entend claquer ce mot dans le film Angélique et le Roi… Il est censé tout dire, tout expliquer et tout résumer, mais en fait, de quoi parle-t-on ?

«Qu’est-ce qu’une favorite ? Le mot, sans doute d’origine italienne, signifie qu’une femme a les faveurs d’une personne de très haut rang. A la différence d’une maîtresse, la favorite ne se contente pas d’être l’objet d’une passion amoureuse, éphémère ou durable. Elle dispose de moyens, exerce une influence politique, économique ou artistique. Elle obtient des résultats, heureux ou calamiteux, parfois les deux. Qu’elle soit aimée des peuples, tolérée ou détestée, rien ne se fait ni ne se défait sans elle. Elle joue un rôle – qu’elle ne devrait pas jouer – en raison de son emprise sur le monarque, prince, roi, empereur ou président de la République, qu’il soit marié, divorcé, veuf ou célibataire. Il y en eut qui furent épousées, parfois mères d’enfants reconnus ; il y en eut qui n’eurent aucune descendance de celui auprès de qui elles vivaient. Certaines d’entre elles sont célèbres, d’autres méconnues, voire oubliées, mais le contexte historique de leur existence doit être rappelé pour faire comprendre leur ascension et expliquer leur disgrâce, éventuellement leur chute. Certaines furent fidèles, sincères et désintéressées ; d’autres se mêlèrent d’intrigues imprégnées de scandales, ne se souciant que des avantages d’une situation plus ou moins officielle, n’hésitant pas à ridiculiser leur protecteur. Ces femmes de l’ombre, éclairées par la lumière de la puissance, ont toutes compté à travers cinq siècles de notre histoire».

Après La Saga des reines (que je suis en train de lire, ou plutôt de dévorer… dernière manifestation en date de ma vilaine habitude de prendre les séries à l’envers), voici les égéries de souverains : jamais couronnées, jamais légitimes mais si célèbres. Proches du pouvoir parce qu’elles dormaient avec celui qui l’incarnait, discrètes ou tapageuses, elles ont fait le bonheur et souvent aussi le malheur de leur royal amant.

Parmi les favorites retenues par l’auteur : Agnès Sorel, Diane de Poitiers, Gabrielle d’Estrées, Louise de La Vallière, la marquise de Montespan, Mme de Maintenon, les soeurs de Nesle, la marquise de Pompadour, Mme du Barry, Zoé du Cayla, Lola Montez, Miss Howard, Katia Dolgorouki, Blanche Delacroix et Wallis Simpson. Une quinzaine de portraits de femmes qui ont bousculé l’histoire du monde. La petite histoire, et parfois même la grande… Pour le meilleur et pour le pire !

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