« Tout commence et tout s’achève à Sarajevo »

Le dimanche 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, et son épouse Sophie ont été assassinés par Gavrilo Princip, un jeune nationaliste serbe de 19 ans. A cette époque, la Bosnie-Herzégovine, une province multiethnique des Balkans, est administrée par l’Autriche-Hongrie, tandis que le petit royaume voisin de Serbie, soutenu par la Russie, rêve d’y faire flotter son drapeau.

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Est-on réellement parti de ces quelques coups de feu pour arriver à une guerre mondiale ?

Curieusement, alors que les livres d’Histoire pointent régulièrement l’attentat de Sarajevo comme l’origine du conflit, on a négligé d’en prendre immédiatement toute la mesure. Pourquoi ? Mais parce que quelques semaines après ce tragique double meurtre, toute l’Europe a sombré dans la guerre : l’enquête policière ne sera jamais réellement achevée. La question demeure : l’attentat était-il le fait d’un groupe de jeunes nationalistes agissant spontanément ou existait-il un commanditaire ? Qui voulait la guerre ?

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La date même de la visite officielle du couple princier – le 28 juin, anniversaire de la bataille du chant des Merles – était très mal choisie, mais l’archiduc, pourtant informé, avait décidé de passer outre. Conformément au programme établi, François-Ferdinand inspecte donc les manœuvres militaires tandis que Sophie visite les églises et les écoles. Puis le couple se rend à Sarajevo, pour la visite de la ville proprement dite. Là-bas, sur le chemin de l’hôtel de ville, ils sont attendus par une foule en liesse, que les autorités ont encouragée à se masser le long de l’itinéraire. Et parmi ces gens, six conspirateurs armés de grenades et de pistolets… Mais au premier passage, ils sont cinq à ne pas bouger : la police est trop près, la voiture roule trop vite, ou alors c’est le sort de Sophie qui leur serre le cœur. Seul Nedeljko Cabrinovic ose lancer l’une des grenades qu’il tient, mais il manque la voiture et blesse un des officiers de la suite.

A l’hôtel de ville, François-Ferdinand laisse libre cours à sa colère avant de décider d’interrompre momentanément la visite pour s’en aller voir l’officier blessé qu’on a conduit à l’hôpital. C’est ainsi que le cortège, désorganisé pendant quelques minutes, s’immobilise devant l’un des cinq conspirateurs toujours postés dans le public. Gavrilo Princip décharge alors son revolver sur le couple princier, visant d’abord Sophie, puis François-Ferdinand qui s’écroule en implorant sa femme : « Ne mourez pas, ma chérie… Restez en vie pour nos enfants ».

Quelques livres pour aller plus loin :

Jean-Louis Thiériot, François-Ferdinand d’Autriche

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Jean-Christophe Buisson, L’assassinat de François-Ferdinand d’Autriche

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François Fejtö, Requiem pour un empire défunt

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Jean-Louis Thiériot, François-Ferdinand d’Autriche. De Mayerling à Sarajevo

téléchargement (5)

Jean-Paul Bled, François-Ferdinand d’Autriche

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Et un roman : Anne Perry, Dorchester Terrace

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